L’utilisation d’anticoagulants pourrait réduire le risque de démence chez les patients atteints de fibrillation auriculaire


  • Mary Corcoran
  • Univadis Actualités médicales
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Une nouvelle recherche a découvert d’une part que la fibrillation auriculaire (FA) est associée à un risque accru de démence et à un déclin plus rapide de la fonction cognitive globale chez les personnes plus âgées, et d’autre part que l’utilisation d’anticoagulants peut réduire le risque de démence chez les patients atteints de FA. 

L’étude, publiée dans la revue Neurology, a inclus 2 685 participants de l’étude nationale suédoise sur le vieillissement et les soins à Kungsholmen qui étaient indemnes de démence et qui ont été examinés régulièrement de 2001 à 2004 et de 2010 à 2013. 

Durant la période de suivi de 9 ans, 11,4 % des participants ont développé une FA et 14,9 % ont développé une démence. 

La FA a été associée à un déclin annuel plus rapide au mini-examen de l’état mental (Mini-Mental State Examination ; coefficient β = -0,24 ; IC à 95 % : -0,31 à -0,16) et à un risque accru de démence toutes causes confondues (RR : 1,40 ; IC à 95 % : 1,11–1,77) et de démence vasculaire et mixte (RR : 1,88 ; IC à 95 % : 1,09–3,23). 

Parmi ceux atteints de FA prévalente ou incidente, le recours à des anticoagulants, mais pas le recours à un traitement antiplaquettaire, a été associé à une réduction du risque de démence (RR : 0,40 ; IC à 95 % : 0,18–0,92). 

Les auteurs ont indiqué que des efforts supplémentaires devaient être déployés pour améliorer le traitement anticoagulant chez les patients âgés atteints de FA.