L’utilisation à long terme d’antidépresseurs est associée au DT2

  • Miidera H & al.
  • Diabetes Care
  • 12 févr. 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’utilisation à long terme d’antidépresseurs semble augmenter le risque de diabète de type 2 (DT2).
  • L’arrêt de la prise d’antidépresseurs et/ou la réduction de leur dose pourrait diminuer le risque de DT2 et/ou améliorer la tolérance au glucose.
  • Le taux d’HbA1c doit être surveillé chez les patients prenant des antidépresseurs.

Pourquoi est-ce important ?

  • Les antidépresseurs sont largement prescrits dans les pays développés.
  • Les données probantes sont conflictuelles concernant leur lien avec le DT2.

Protocole de l’étude

  • Dans une étude de cohorte rétrospective japonaise menée auprès d’individus sans diabète à l’inclusion, 45 265 patients exposés à des antidépresseurs ont été appariés selon les scores de propension à 45 265 personnes non exposées.
  • Financement : ministère de la Santé, du Travail et du Bien-être du Japon.

Principaux résultats

  • Une apparition du DT2 a été observée pour 170 246,7 personnes-années, contre 407 875,1 personnes-années, chez les personnes exposées à des antidépresseurs, par rapport aux personnes non exposées, respectivement.
  • L’incidence du DT2 était significativement plus élevée en cas de prise d’antidépresseurs qu’en cas d’absence de prise, avec des rapports de risque (RR) allant de 1,27 pour une prise à court terme et à faible dose (P 
  • Selon une analyse par type d’antidépresseurs, les RR variaient de 2,99 (IC à 95 % : 2,06–4,35) pour les tétracycliques à 1,59 (IC à 95 % : 1,43–1,76) pour les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine.
  • Par rapport à la poursuite de la prise d’antidépresseurs, le risque de DT2 était plus faible aux années 1, 2 et 3 en cas d’arrêt de la prise (P = 0,02, P 

Limites

  • Possibilité de facteurs de confusion résiduels.
  • La fonction rénale et le statut médicamenteux n’ont pas été pris en compte en tant que covariables.
  • La population était intégralement constituée d’employés bénéficiant d’une assurance.
  • L’observance aux antidépresseurs n’est pas connue.
  • Échantillon de petite taille.