L’organisation Médecins pour les droits de l’homme salue la conduite d’une enquête sur des attaques dirigées contre des établissements de santé en Syrie


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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L’organisation Médecins pour les droits de l’homme (Physicians for Human Rights, PHR) a salué la décision des Nations Unies (NU) d’enquêter sur des attaques dirigées contre des établissements de santé en Syrie, déclarant toutefois que le Conseil de sécurité des NU ne doit pas se contenter d’enquêter, mais qu’il doit « veiller à ce que cette violence prenne fin avant que d’autres personnes innocentes ne perdent la vie ».

La semaine dernière, le secrétaire général des NU, António Guterres, a annoncé la création d’un comité d’enquête interne du siège des NU pour examiner des événements relatifs à la destruction ou aux dégâts causés aux installations figurant sur la liste de désescalade et aux installations soutenues par les NU dans la région, qui sont intervenus depuis la signature du mémorandum sur la stabilisation de la situation dans la zone de désescalade d’Idlib entre la Fédération de Russie et la République de Turquie, le 17 septembre 2018.

L’annonce a été faite quelques jours après que la directrice des politiques de PHR, Susannah Sirkin, s’est adressée au Conseil, en appelant à la conduite immédiate d’une enquête sur les récentes attaques ayant ciblé des établissements de santé à Idlib et dans le nord-ouest de la Syrie, en violation des accords en matière de protection.

PHR a documenté et cartographié les attaques ayant ciblé des établissements de santé en Syrie depuis mars 2011. Depuis cette date, l’organisation a comptabilisé au moins 578 attaques ayant entraîné le décès de 890 personnes du personnel médical. 

Mme Sirkin a déclaré que la création urgente du comité, l’exécution rapide de son enquête et la rédaction d’un rapport public sur ses résultats seront « essentiels pour empêcher que d’autres crimes ne soient commis ».