L’ONU renforce la riposte contre le virus Ebola du fait de l’aggravation de la flambée


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Alors que l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo en est désormais à son dixième mois et que le nombre de nouveaux cas s’est accru ces dernières semaines, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a annoncé des mesures pour renforcer la riposte et mettre fin à la flambée.

L’épidémie d’Ebola a coûté la vie à plus de 1 200 personnes et le risque de propagation dans d’autres provinces de l’est du Congo ainsi que dans les pays voisins reste très élevé. Un tiers des personnes qui sont tombées malades sont des enfants, ce qui représente une proportion plus élevée que lors des flambées précédentes.

L’insécurité persistante et la méfiance des communautés vis-à-vis de la riposte continuent de restreindre l’accès aux communautés touchées, ce qui entrave les efforts déployés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires pour détecter les personnes infectées et assurer un accès au traitement et à la vaccination, a déclaré l’ONU.

Compte tenu de la complexité croissante de l’environnement dans lequel la riposte évolue, l’ONU, conjointement à ses partenaires, renforce désormais son engagement politique et son soutien opérationnel pour négocier l’accès aux communautés, intensifie son soutien à la coordination humanitaire et renforce la préparation et la capacité de réaction dans les pays voisins.

Le secrétaire général de l’ONU a également mis en place un mécanisme renforcé de coordination et de soutien à Butembo, l’épicentre de la flambée.

Le nombre d’agents de santé affectés par Ebola a augmenté pour atteindre 102 (6 % des cas totaux), selon les dernières données sur la flambée de l’OMS.