L’OMS recommande le dolutégravir comme traitement préférentiel du VIH


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Sur la base de nouvelles données probantes issues de l’évaluation des bénéfices et des risques, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande le dolutégravir (DTG) comme traitement du VIH de première ou de seconde intention à privilégier pour toutes les populations, notamment les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer.  

Les études initiales avaient souligné un lien potentiel entre le DTG et la présence de défauts du tube neural chez des nourrissons nés de femmes ayant pris le médicament au moment de la conception. Sur la base de ces résultats préliminaires (mai 2018), de nombreux pays avaient conseillé aux femmes enceintes et aux femmes en âge de procréer de prendre de l’éfavirenz (EFV) à la place.

De nouvelles données issues de deux essais cliniques de grande envergure, ayant comparé l’efficacité et la sécurité d’emploi du DTG et de l’EFV en Afrique, viennent d’élargir la base de données probantes, les risques de défauts du tube neural étant significativement plus faibles que ce qu’avaient suggéré les études initiales, a indiqué l’OMS.

Le Groupe d’élaboration des lignes directrices de l’OMS a également pris en considération plusieurs autres facteurs, notamment les questions de savoir si le DTG est plus efficace, plus facile à prendre et s’il entraîne moins d’effets secondaires que d’autres médicaments.

Le DTG dispose également d’une barrière génétique élevée au développement d’une résistance aux médicaments, ce qui a son importance compte tenu de la tendance croissante à la résistance aux schémas à base d’EFV et de névirapine. En 2019, 12 des 18 pays sondés par l’OMS ont rapporté des niveaux de résistance aux médicaments avant le traitement dépassant le seuil recommandé de 10 %.