L'OMS publie des recommandations pour le diagnostic et le traitement de l'histoplasmose chez les personnes vivant avec le VIH


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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L'Organisation mondiale de la santé (OMS), avec l'Organisation panaméricaine de la santé, a élaboré et publié de nouvelles recommandations concernant le diagnostic, le traitement et le suivi de l'histoplasmose chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

Cette maladie est fortement endémique dans certaines régions d’Amériques, d'Asie et d'Afrique, notamment chez les personnes dont l'immunité est affaiblie comme les PVVIH. Chez ces dernières, la présentation clinique la plus fréquente est l'histoplasmose disséminée, associée à des symptômes non spécifiques, rendant le diagnostic et donc le traitement compliqués. L’histoplasmose est ainsi responsable de 5 à 15 % des décès liés au sida chaque année dans les Amériques. Les recommandations établies sont applicables à l'échelle mondiale et s'adressent aux professionnels de soins, aux responsables des programmes de lutte contre le VIH, aux décideurs politiques, aux autres professionnels et institutions impliqués auprès des personnes à risque de développer une histoplasmose.

Les recommandations établissent plusieurs points importants :

- le diagnostic par détection des antigènes sériques du champignon,

- l’initiation et le maintien d’un schéma thérapeutique antifongique spécifique,

- la définition des cas d'histoplasmose disséminée et de leur gravité établie sur la présence d'un ou plusieurs signes ou symptômes impliquant les organes vitaux, une insuffisance respiratoire ou cardiaque, des signes neurologiques, une insuffisance rénale, des anomalies de la coagulation et une altération de l’état général (WHO performance status>2). À l’inverse, l’histoplasmose est considérée comme légère à modérée en cas de signes et symptômes sans les caractéristiques précédentes d'une infection grave ou modérément grave.

- les recommandations thérapeutiques reposent sur l’initiation d’un traitement par amphotéricine B liposomale (3,0 mg/kg pendant 2 semaines) suivie par un traitement de fond par itraconazole (200 mg deux fois/jour pendant 12 mois).

- un traitement antirétroviral et antituberculeux pour les personnes co-infectées par la tuberculose, le VIH et l'histoplasmose.