L'OMS publie des conseils sur le COVID-19 à destination des personnes vivant avec le VIH


  • Heather Mason
  • Actualités Médicales
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Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) courent-elles un sur-risque d’infection et de COVID-19?

  • Il n'y a actuellement aucune preuve qui suggère un risque accru d'infection par le nouveau coronavirus ou suggérant que les PVVIH ont un risque de forme grave de COVID-19. Il leur est donc recommandé de suivre les mêmes précautions que la population générale.
  • Les principaux facteurs de risque de mortalité associée au COVID-19 sont l'âge et certaines comorbidités, comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, les maladies respiratoires chroniques ou l’hypertension artérielle.

Les antirétroviraux peuvent-ils être utilisés pour prévenir ou traiter le COVID-19?

  • Certaines données relatives aux épidémies antérieures de SRAS et de MERS montrent des taux d'infection inférieurs après un traitement prophylactique post-exposition au lopinavir boosté par le ritonavir (LPV/r).
  • Certaines études ont suggéré que le traitement de COVID-19 avec LPV/r permettait d’obtenir de bons résultats cliniques.
  • Le niveau de preuve est faible car toutes ces études étaient petites et présentaient de nombreuses limites.

Si des antirétroviraux venaient à être utilisés pour traiter le COVID-19, y a-t-il des risques de pénurie de traitement pour les PVVIH?

  • La proportion des PVVIH traités par LPV/r est relativement faible, car ce schéma thérapeutique est un traitement de deuxième intention, conformément aux recommandations thérapeutiques de l'OMS pour le traitement du VIH.
  • Il est préconisé de veiller à ce que les PVVIH aient au moins 30 jours de traitement antirétroviral d’avance. La période actuelle est favorable à l’initiation d’un traitement antirétroviral pour les PVVIH qui ne seraient pas encore sous traitement.
  • Afin de réduire la fréquence des visites médicales tout en garantissant la continuité du traitement, il est recommandé que les modalités d'administration du traitement antirétroviral soient simplifiées afin de permettre la rédaction d’ordonnances valables sur plusieurs mois (3 à 6 mois).

Droits de l'homme, stigmatisation et discrimination

  • L'OMS travaille notamment avec le Programme commun  des Nations Unies sur le VIH/sida  (ONUSIDA) et le GNP+ ( Global Network of People Living with HIV ) pour garantir que les droits de l'homme ne sont pas érodés dans la réponse à COVID-19 et pour garantir que les PVVIH bénéficient du même accès. aux soins que les autres et pourront bénéficier d’une continuité de la prise en charge de l’infection VIH.