L’olaparib se montre prometteur dans le cadre de l’essai PETREMAC de phase II portant sur le CSTN primitif

  • Eikesdal HP & al.
  • Ann Oncol
  • 23 nov. 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’olaparib en monothérapie a permis d’obtenir une réponse objective (RO) chez 56,3 % des patientes non sélectionnées atteintes d’un cancer du sein triple négatif (CSTN) primitif et naïves de traitement.
  • Un taux de réponse encore plus élevé a été observé chez les patientes présentant une déficience de la recombinaison homologue (Homologous Recombination Deficiency, HRD).

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit de la première étude à évaluer l’olaparib dans le cadre du CSTN primitif non sélectionné.
  • Une DRH est observée dans 50 % à 80 % des cas de CSTN.

Méthodologie

  • L’essai de phase II PETREMAC (n = 32) a été mené auprès de patientes atteintes d’un CSTN primitif de stade II–III mesurant plus de 2 cm.
  • Les patientes ont reçu 300 mg d’olaparib 2 fois par jour pendant un maximum de 10 semaines, avant la chimiothérapie.
  • Un séquençage ciblé de l’ADN portant sur 360 gènes a été réalisé sur des échantillons tumoraux, ainsi que le dépistage du profil BRCAness, l’analyse de l’expression génique PAM50, des foyers de RAD51, des lymphocytes infiltrant la tumeur et du ligand 1 de mort programmée (Programmed Death-Ligand 1, PD-L1).
  • La DRH a été évaluée à l’aide du séquençage ciblé de l’ADN et de la méthylation de BRCA1.
  • Financement : Fondation Kristian Gerhard Jebsen (Kristian Gerhard Jebsen Foundation) ; Conseil norvégien de recherche ; autres.

Principaux résultats

  • Le diamètre moyen de la tumeur avant le traitement était de 60 mm (intervalle : 25–112).
  • Une RO a été observée chez 18 des 32 patientes, soit 56,3 %.
    • La réponse était indépendante de la taille de la tumeur.
  • Une DRH (somatique ou germinale) a été observée chez 10 des 18 patientes ayant obtenu une réponse (55,6 %), contre chez 1 des 14 patientes n’ayant pas obtenu une réponse (7,1 % ; P = 0,008).
  • La DRH était également un facteur prédictif d’une RO à l’olaparib chez les patientes ne présentant pas de mutations germinales de BRCA1/2 et de PALB2 (12 des 14 patientes ayant obtenu une réponse, contre 3 des 13 patientes n’ayant pas obtenu une réponse ; P = 0,002).
  • L’olaparib a été bien toléré et n’a eu aucun effet sur la tolérance à la chimiothérapie ultérieure.

Limites

  • L’échantillon était de petite taille.
  • La méthodologie de l’étude ne comportait pas de randomisation.