L’instauration d’une dialyse à un DFGe plus élevé est associée à une survie plus faible chez les enfants


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
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Chez les enfants atteints d’une insuffisance rénale chronique terminale (IRCT), un débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe) plus élevé à l’instauration d’une dialyse est associé à une survie plus faible, en particulier lorsque la modalité de traitement initiale est une hémodialyse. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of the American Society of Nephrology.

Les chercheurs ont réalisé une étude de cohorte rétrospective auprès de patients âgés de 1 à 18 ans, qui avaient commencé une dialyse entre 1995 et 2015 afin d’explorer l’impact du moment de l’instauration de la dialyse sur le bénéfice de survie chez l’enfant. Le principal prédicteur était le DFGe au moment de l’instauration de la dialyse : un DFGe plus élevé (DFGe supérieur à 10 ml/min/1,73 m2), par rapport à un DFGe plus faible (DFGe inférieur ou égal à 10 ml/min/1,73 m2).

Sur 15 170 enfants, 4 327 avaient un DFGe plus élevé (DFGe médian : 12,8 ml/min/1,73 m2) à l’instauration de la dialyse. Comparativement aux enfants ayant un DFGe plus faible (DFGe médian : 6,5 ml/min/1,73 m2), les enfants ayant un DFGe plus élevé à l’instauration de la dialyse étaient plus souvent d’origine ethnique blanche, de sexe féminin, en insuffisance pondérale ou obèses, et étaient plus susceptibles d’avoir une glomérulonéphrite comme étant la cause de leur IRCT.

Le risque de décès était 1,36 fois plus élevé chez les enfants ayant un DFGe plus élevé (par rapport à un DFGe plus faible) à l’instauration de la dialyse.

L’association entre le moment de la dialyse et la survie plus défavorable a différé selon la modalité de traitement, cette association étant plus marquée pour les enfants traités initialement par une hémodialyse (rapport de risque [RR] : 1,56), par rapport à une dialyse péritonéale (RR : 1,07).