L’immunothérapie orale contre l’allergie aux arachides pourrait accroître les réactions allergiques


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Un nouvel examen publié dans la revue The Lancet suggère que les traitements actuels par immunothérapie orale contre l’allergie aux arachides pourrait entraîner une forte augmentation des anaphylaxies et d’autres réactions allergiques. 

Les chercheurs ont examiné les données provenant de 12 études ayant inclus plus de 1 000 patients et ont comparé l’efficacité et la sécurité d’emploi de l’immunothérapie orale, par rapport à l’évitement des allergènes ou à un placebo concernant l’allergie aux arachides. 

Ils ont découvert que, même si les schémas actuels d’immunothérapie orale sont parvenus à une désensibilisation immunologique, par rapport à l’absence d’immunothérapie orale, l’immunothérapie orale aux arachides a augmenté le risque d’anaphylaxie (risque relatif [RR] : 3,12 ; IC à 95 % : 1,76–5,55 ; I2 = 0 % ; différence de risques [DR] : 15,1 % ; certitude élevée), la fréquence des anaphylaxies (rapport de taux d’incidence [RTI] : 2,72 ; IC à 95 % : 1,57–4,72 ; I2 = 0 % ; DR : 12,2 % ; certitude élevée) et l’utilisation d’adrénaline (RR : 2,21 ; IC à 95 % : 1,27–3,83 ; I2 = 0 % ; DR : 4,5 % ; certitude élevée). Une augmentation des événements indésirables graves et des réactions non anaphylactiques a également été constatée. Il n’y a pas eu de différence concernant la qualité de vie entre les groupes.

« Compte tenu de la vision actuelle de l’immunothérapie orale contre l’allergie aux arachides en tant que modèle pour lutter contre d’autres allergies alimentaires, et de la hausse de la prévalence mondiale des allergies alimentaires, ces résultats sont significatifs et importants pour le développement continu des traitements contre les allergies alimentaires », a déclaré l’auteur principal, le Dr Derek Chu, de l’Université McMaster (McMaster University), au Canada.