L’imagerie thermique montre un potentiel dans le cadre du diagnostic de la polyarthrite rhumatoïde


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

L’imagerie thermique pourrait devenir une méthode d’évaluation complémentaire de l’activité de la maladie chez les patients atteints d’une polyarthrite rhumatoïde (PR), d’après les auteurs d’une étude publiée dans la revue Scientific Reports

Pour les besoins de l’étude, des chercheurs ont examiné la question de savoir si des patients atteints d’une PR (n = 31), sans synovite de la main active, démontraient des tendances thermographiques différentes au niveau des doigts et des paumes à l’inclusion, par rapport à des individus en bonne santé (n = 51). Des images thermiques des paumes et l’aspect dorsal de chaque main ont été enregistrés. 

Les auteurs ont constaté que la température des deux paumes et des doigts avait augmenté significativement chez les patients atteints d’une PR. Pour chaque augmentation de 1 °C de la température des paumes, la probabilité que le participant soit atteint d’une PR au lieu d’être en bonne santé avait augmenté de 61,4 %. Pour chaque augmentation de 1 °C de la température des doigts, la probabilité que le patient soit atteint d’une PR au lieu d’être en bonne santé avait augmenté de 40,2 %.

Les auteurs suggèrent que la différence de température pourrait être attribuée à l’activité sous-jacente de la maladie infraclinique ou au fait que le processus inflammatoire originel puisse causer des changements irréversibles au niveau de la thermographie, qui perdurent après la régression complète de l’activité de la maladie.