L’hospitalisation et le risque de prescription inappropriée chez les patients plus âgés


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche suggère que la moitié des patients plus âgés sont exposés à des prescriptions potentiellement inappropriées, les hospitalisations étant identifiées comme un facteur important de prescription inappropriée, de surconsommation et/ou de mésusage de médicaments. 

L’étude, publiée dans la revue BMJ, a analysé les données portant sur 38 229 patients issus de 44 cabinets de médecine générale en Irlande de 2012 à 2015. Chaque année, entre 10,4 et 15 % des patients avaient fait l’objet d’au moins une hospitalisation. Les taux de prescription potentiellement inappropriée ont été évalués à l’aide de 45 critères provenant de l’outil de dépistage des prescriptions potentiellement inappropriées chez la personne âgée (Screening Tool for Older Persons’ Prescription, STOPP).

L’étude a découvert que la prévalence globale des prescriptions potentiellement inappropriées a varié de 45,3 % des patients en 2012 à 51,0 % en 2015. L’hospitalisation était associée de façon indépendante aux prescriptions potentiellement inappropriées. Chez les patients ayant fait l’objet d’au moins une hospitalisation en l’espace d’un an, le risque d’avoir reçu une prescription potentiellement inappropriée a augmenté de 72 % après l’hospitalisation. 

Les auteurs ont déclaré que même si les hospitalisations ont la capacité d’améliorer la gestion des médicaments, les résultats suggèrent que ces bénéfices éventuels ne se concrétisent pas. « L’identification de stratégies de prise en charge optimales pour les personnes plus âgées est vitale pour s’assurer que le risque de médicaments inappropriés est minimisé après les transitions de soins », ont-ils conclu.