L’hormonothérapie postménopause de longue durée pourrait accroître le risque de maladie d’Alzheimer


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Même si les recherches précédentes ont suggéré que le recours à l’hormonothérapie systémique pourrait avoir un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer (MA), de nouveaux résultats publiés dans la revue BMJ suggèrent que l’exposition de longue durée à une hormonothérapie pourrait en réalité être associée à un risque accru de la maladie. 

Des chercheurs ont examiné les données sur le recours à l’hormonothérapie chez 84 739 femmes ménopausées en Finlande, qui avaient reçu un diagnostic de MA entre 1999 et 2013, et chez 84 739 témoins appariés sans diagnostic de MA. 

Ils ont découvert que, dans l’ensemble, le recours à une hormonothérapie orale était associé à un risque de MA plus élevé de 9 à 17 %. Le risque n’a pas différé de manière significative entre les utilisatrices de comprimés contenant uniquement de l’estradiol et les utilisatrices de comprimés combinant un œstrogène et un progestatif. Par ailleurs, le risque plus élevé n’était pas lié aux différents progestatifs utilisés. Toutefois, l’utilisation exclusive d’estradiol vaginal n’a pas affecté le risque de MA. 

Les auteurs ont noté que l’âge auquel l’hormonothérapie avait été instaurée n’a pas semblé affecter le risque futur de la maladie. Cependant, chez les femmes qui avaient moins de 60 ans au moment de l’instauration de l’hormonothérapie, le risque accru était associé à une exposition de plus de 10 ans.

« Même si l’augmentation du risque absolu de la maladie d’Alzheimer est faible, nos données doivent être intégrées aux informations destinées aux utilisatrices actuelles et futures d’une hormonothérapie », ont indiqué les auteurs.