L’héritabilité du SPT est similaire à celle du trouble dépressif caractérisé


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude rapporte que le risque de stress post-traumatique (SPT) à la suite d’un traumatisme est héritable, avec un taux d’héritabilité similaire à celui du trouble dépressif caractérisé (TDC).

Dans l’étude d’association pangénomique (Genome-Wide Association Study, GWAS) la plus large et la plus variée réalisée à ce jour, des scientifiques de plus de 130 institutions participant au Consortium génomique de psychiatrie (Psychiatric Genomics Consortium, PGC) ont découvert que la génétique est responsable de 5 à 20 % de la variabilité du risque de SPT (variable selon le sexe), une proportion similaire à celle du trouble dépressif caractérisé.

Trois locus significatifs ont été identifiés : deux dans le cadre d’analyses d’une population d’ascendance européenne et un dans le cadre d’analyses d’une population d’ascendance africaine. Les analyses stratifiées par sexe ont impliqué trois locus supplémentaires chez les hommes. À l’instar d’autres nouveaux gènes et acides ribonucléiques (ARN) non codants, un gène de la maladie de Parkinson impliqué dans la régulation de la dopamine (PARK2) a également été associé au SPT.

L’analyse a démontré que le risque polygénique de SPT est significativement prédictif des symptômes de reviviscence, bien que les résultats n’aient pas été répliqués pour certains locus.

Les résultats, qui ont été présentés dans la revue Nature Communications, « placent directement le SPT au même niveau que les autres affections psychiatriques en termes d’héritabilité », selon les auteurs. 

« Ces résultats démontrent le rôle de la variation génétique dans la biologie du risque de SPT et soulignent la nécessité de mener des analyses stratifiées en fonction du sexe et d’étendre la GWAS à d’autres populations que celles d’ascendance européenne », ont-ils indiqué.