L’hémophilie est trois fois plus courante qu’on ne le pensait


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

De nouvelles données suggèrent que la prévalence de l’hémophilie est trois fois plus élevée qu’on ne le pensait.

L’étude, publiée dans la revue Annals of Internal Medicine, estime que plus de 1,1 million de personnes sont atteintes d’une hémophilie dans le monde. 

Pour estimer la prévalence à la naissance de l’hémophilie A ou B chez les hommes, une équipe internationale de chercheurs a mené une méta-analyse à effets aléatoires portant sur des données issues de registres en Australie, au Canada, en France, en Italie, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni.

Les données ont montré que la prévalence de l’hémophilie A est de 17,1 cas pour 100 000 hommes, avec une prévalence de 6,0 cas pour 100 000 hommes pour la forme sévère de la maladie. La prévalence de l’hémophilie B, tous niveaux de sévérité confondus, est de 3,8 cas pour 100 000 hommes et de 1,1 cas pour 100 000 hommes pour l’hémophilie B sévère.

La prévalence à la naissance est estimée à 24,6 cas pour 100 000 hommes pour tous les niveaux de sévérité confondus de l’hémophilie A et de 9,5 cas pour 100 000 hommes pour l’hémophilie A sévère. Pour l’hémophilie B, tous niveaux de sévérité confondus, la prévalence est de 5,0 cas pour 100 000 hommes et de 1,5 cas pour 100 000 hommes pour l’hémophilie B sévère.

Dans les pays à revenu élevé faisant l’objet de l’étude, l’hémophilie A et l’hémophilie B sont associées à une réduction de l’espérance de vie de 30 % et 24 %, respectivement.