L’exposition prénatale au paracétamol est liée au retard de langage à 30 mois

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Les résultats d’une nouvelle étude ont incité ses auteurs à suggérer qu’il pourrait être justifié de limiter le recours au paracétamol durant la grossesse.

Dans la première étude du genre à être menée, des chercheurs ont examiné les données provenant de l’étude suédoise longitudinale et environnementale sur la mère et l’enfant, l’asthme et les allergies (SELMA) visant à explorer l’exposition prénatale au paracétamol en relation avec le développement du langage chez les enfants à 30 mois d’âge. Des informations ont été recueillies auprès de 754 femmes qui ont été inscrites dans l’étude aux semaines 8–13 de leur grossesse et dont l’utilisation de paracétamol a été mesurée. La fréquence du retard de langage a été mesurée pour leur enfant à 30 mois.

Les auteurs ont découvert que les filles nées de mères qui avaient pris le médicament plus de six fois en début de grossesse étaient près de six fois plus susceptibles d’avoir un retard de langage que les filles nées de mères qui n’avaient pas pris de paracétamol.

Selon le principal auteur de l’étude, Shanna Swan, étant donné la prévalence de l’utilisation prénatale du paracétamol et de l’importance du développement du langage, « nos résultats suggèrent, s’ils peuvent être reproduits, que les femmes enceintes doivent limiter leur prise de cet analgésique durant la grossesse ».

L’étude SELMA va suivre les enfants et réexaminer leur développement du langage à l’âge de 7 ans.

Les résultats ont été publiés dans la revue European Psychiatry.