L’évolution de la maladie de Crohn est-elle différente selon le niveau de cicatrisation sous traitement ?

  • Yzet C & al.
  • Clin Gastroenterol Hepatol
  • 16 nov. 2019

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

La cicatrisation de la muqueuse est l’un des principaux objectifs thérapeutiques de la maladie de Crohn (MC). L’impact du degré de cicatrisation endoscopique sur la progression de cette maladie n’est cependant pas encore très clair. Des chercheurs ont donc décidé de comparer la fréquence de l’échec au traitement, de l’hospitalisation du fait de la maladie et de la résection chez des patients ayant une MC traitée par agent biologique et présentant différents niveaux de cicatrisation endoscopique. Ils ont mis en évidence qu’une cicatrisation endoscopique complète de la muqueuse (CDEIS de 0) était associée à une meilleure évolution du patient qu’une cicatrisation partielle (CDEIS >0et

Protocole de l’étude

Cette étude rétrospective, a été menée aux centres hospitalo-universitaires d’Amiens et de Nancy entre 2008 et 2015, auprès de 84 patients souffrant de la maladie de Crohn, en rémission clinique, ayant eu une première coloscopie avant l’initiation d’un agent biologique (dans 80% des cas il s’agissait de l’infliximab) et une seconde plus tard. L’objectif était de comparer l’échec au traitement par agent biologique chez des sujets ayant une muqueuse complètement cicatrisée (CDEIS =0) ou partiellement cicatrisée (CDEIS>0 et

Principaux résultats

Les patients avaient majoritairement un phénotype inflammatoire (65%). Sur l’ensemble de la population, 61% avaient des lésions situées au niveau iléal et un tiers au niveau périanal. Au total, durant le suivi médian de 4,8 ans, l’échec du traitement est survenu chez 32% des patients inclus (n=23/84). Parmi les patients qui avaient eu une cicatrisation complète (CDEIS=0), 25% étaient en échec de traitement contre 48% de ceux qui avaient un CDEIS >0 et

Le risque d’hospitalisation en lien avec la maladie était significativement plus élevé pour ceux qui avaient eu une cicatrisation partielle. Après analyse multivariée, seul l’indice de cicatrisation était associé à l’échec du traitement.

Principale limitation

Étude rétrospective et absence de lecture centralisée des endoscopies.