L’essentiel du mois d’avril 2016 : Maladie thyroïdienne

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Les 3 articles essentiels de ce mois-ci sur la maladie thyroïdienne, sélectionnés parmi 140 articles approuvés par des pairs :  

Risque de fracture dans le cadre de l’hyperparathyroïdie
Médicaments antithyroïdiens pour l’hyperthyroïdie
Fonction thyroïdienne maternelle 

Le traitement par parathyroïdectomie a été associé à une réduction du risque de fracture chez les patients atteints d’hyperparathyroïdie primaire (HPTP) ; le traitement par bisphosphonates a été associé à un risque accru de fracture

Source : Ann Intern Med

Principaux résultats

  • Parmi 2 013 patients ayant subi des séries d’examens de la densité osseuse, la densité minérale osseuse (DMO) de la hanche a diminué progressivement chez les femmes (-6,6 % à  8 ans) et chez les hommes (-7,6 % à  8 ans).
  • Chez les femmes, des augmentations transitoires de la DMO de la hanche ont été observées après une parathyroïdectomie (4,2 % à < 2 ans ; P < 0,001) et l’administration de bisphosphonates (3,6% à < 2 ans ; P = 0,004).
  • Chez 6 272 patients suivis pour une fracture, le risque absolu de fracture de la hanche à 10 ans était de 55,9 événements pour 1 000 patients ; parmi les patients subissant une parathyroïdectomie, le risque était de 20,4 événements pour 1 000 patients, et parmi les patients traités par bisphosphonates, le risque était de 85,6 événements pour 1 000 patients.
  • Le risque de fracture de tout type à 10 ans était de 206,1 événements pour 1 000 patients ; parmi les patients subissant une parathyroïdectomie, le risque était de 156,8 événements pour 1 000 patients, et parmi ceux traités par bisphosphonates, le risque était de 302,5 événements pour 1 000 patients.
  • Dans les analyses stratifiées en fonction du statut de la DMO à l’entrée dans l’étude, la parathyroïdectomie a été associée à une réduction du risque de fracture chez les patients ostéopéniques et ostéoporotiques ; les bisphosphonates ont été associés à un risque de fracture accru dans les mêmes populations.
  • La diminution du risque de fracture a été associée à la parathyroïdectomie, que le patient ait satisfait ou non aux critères des directives consensuelles relatives à la chirurgie.

Conception de l’étude

  • Une étude de cohorte rétrospective de 6 272 patients (71 % de femmes ; 56 % de race blanche ; 64 % âgés de plus de 59 ans ; 55 % sans comorbidité) comme étant atteints d’HPTP confirmée par une analyse biochimique entre 1995 et 2010.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une HPTP non traitée entraîne une diminution de la DMO au fil du temps, ce qui soulève des inquiétudes en ce qui concerne l’ostéoporose et le risque de fracture associé.
  • La plupart des patients atteints d’HPTP qui satisfaisaient aux critères des directives n’avaient pas subi de chirurgie, une pratique qui a besoin d’être réévaluée.

 Résumé PubMed

Les β-bloquants constituent un traitement adjuvant important de l’hyperthyroïdie ; l’iode radioactif (131I) est à la fois le traitement de première intention et le traitement de choix en cas de rechute pour la maladie de Graves associée à une hyperthyroïdie

Source : Medsurg Nurs                                                     

Principaux résultats

  • Les β-bloquants sont souvent un traitement adjuvant dans les phases initiales du traitement médicamenteux antithyroïdien visant à contrôler les symptômes cardiaques.
  • Le 131I peut être un traitement de première intention pour la maladie de Graves accompagnée d’hyperthyroïdie et représente un traitement de choix en cas de rechute.
  • Le 131I est efficace car il provoque une hypothyroïdie ; l’utilisation du 131I pour atteindre une euthyroïdie est associée à des taux élevés de récidive.
  • Le 131I est contre-indiqué durant la grossesse, en cas de grossesse prévue dans les 4 à 6 mois, durant l’allaitement, ou en cas de cancer de la thyroïde suspecté ou coexistant.
  • Les hormones antithyroïdie...