L’espérance de vie augmente, mais des disparités persistent chez les adultes avec une infection à VIH


  • Daniela Ovadia — Agenzia Zoe
  • Actualités Médicales
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Messages principaux

  • L’espérance de vie chez les personnes des États-Unis et du Canada vivant avec le VIH (PVVIH) recevant un traitement antirétroviral (TAR) a été calculée à différentes périodes et a augmenté de 2004-2007 à 2012-2015 dans différentes populations clés (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes [HSH] et femmes de race noire, adultes hispaniques, personnes ayant des antécédents d’utilisation de drogues injectables [UDI]) et dans les groupes de comparaison).

  • Les disparités entre les HSH de race blanche et noire, de même qu’entre les UDI et les non-UDI, se sont réduites, mais persistent.

  • Une réduction simulée de 20 % de la mortalité liée aux drogues et à l’alcool au moyen du modèle de simulation des vies sauvées (Lives Saved Simulation, LISSO) a montré le plus grand bienfait sur le plan de l’espérance de vie chez les HSH de race noire, les femmes de race blanche et les UDI.

 

Une nouvelle étude montre qu’aux États-Unis et au Canada, l’espérance de vie continue d’augmenter dans certaines populations clés et dans leurs groupes de comparaison de PVVIH sous TAR (HSH ou femmes de race noire, adultes hispaniques, UDI), mais les disparités persistent. Ces disparités pourraient être réduites par une prévention des décès liés aux drogues et à l’alcool.

Les auteurs ont observé que chez 92 289 PVVIH, l’espérance de vie à l’âge de 20 ans a augmenté dans toutes les populations clés et dans les groupes de comparaison entre 2004-2007 et 2012-2015.

Les disparités dans l’espérance de vie ont persisté, mais elles ont diminué pour les HSH de race noire par rapport à ceux de race blanche (33 p/r à 52,3 ans et 50,9 p/r à 60,3 ans, respectivement) et pour les UDI comparativement aux non-UDI (26,5 p/r à 37,1 ans et 39,9 p/r à 50,3 ans, respectivement). Comparativement à celle des femmes de race blanche, l’espérance de vie des femmes de race noire était plus longue en 2012-2015 (49,5 p/r à 55,7 ans), tandis qu’elle était inférieure en 2004-2007 et en 2008-2011.

L’application du modèle LISSO pour réduire de 20 % le nombre de décès liés aux drogues et à l’alcool a eu différents impacts sur les populations clés, la plus grande augmentation de l’espérance de vie ayant été observée pour les HSH de race noire, les femmes de race blanche et les UDI (≥ 1 an en 2012-2015, 2004-2007 et 2012-2015, respectivement).

Par conséquent, les résultats montrent que, même si les disparités dans l’espérance de vie dans les populations clés de PVVIH pourraient être réduites par une prévention des décès liés aux drogues et à l’alcool, d’autres causes de décès doivent être mises en évidence et ciblées.

Limites : classification potentiellement inappropriée de la mortalité spécifique à la cause ; l’analyse ne tenait pas compte de l’infection par le virus de l’hépatite C, de ses traitements et du statut socio-économique.