L’ESO-ESMO publient de nouvelles directives consensuelles pour le cancer du sein chez les femmes jeunes

  • Paluch-Shimon S & al.
  • Ann Oncol
  • 18 mars 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les directives BCY4 de l’École européenne d’oncologie (European School of Oncology, ESO) et de la Société européenne d’oncologie médicale (European Society of Medical Oncology, ESMO) comptent désormais plus d’une douzaine de nouvelles recommandations en plus des 60 existantes.
  • Globalement, celles-ci insistent sur le fait que le traitement des femmes jeunes (âgées de moins de 40 ans), atteintes d’une maladie précoce ou avancée, doit toujours s’appuyer sur les mêmes facteurs clinicopathologiques que ceux utilisés pour les femmes plus âgées.
  • Le jeune âge, seul, n’est pas considéré comme un motif justifiant de prescrire des traitements plus agressifs, à l’exception des endocrinothérapies.
  • Il demeure que la plupart des directives actuelles manquent de normes fondées sur des données probantes.

Pourquoi est-ce important ?

  • L’incidence du cancer du sein chez les femmes jeunes s’est progressivement accrue depuis le milieu des années 90.
  • Les femmes jeunes présentent une survie globale (SG) et une survie spécifique au cancer du sein plus défavorables que les femmes plus âgées.
  • Cette tendance à une survie moins favorable est très probablement liée au fait que, chez ces femmes, le cancer, souvent de type triple négatif, est régulièrement diagnostiqué à un stade plus avancé.

Protocole de l’étude

  • Il s’agit de recommandations consensuelles de 300 panélistes, comprenant des experts et des groupes de défense des patients.
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Points forts des nouvelles recommandations

  • Différents outils diagnostiques pour la stadification et le suivi (par ex., imagerie par résonance magnétique [IRM] du corps entier) doivent être abordés avec les patientes présentant des variants pathogènes germinaux du gène p53 (syndrome de Li-Fraumeni).
  • Le rapport risque-bénéfice de la radiothérapie doit être discuté, en raison des données probantes limitées et discordantes concernant sa sécurité d’emploi en présence de variants génétiques pathogènes (par ex., des gènes p53, CHEK2, ATM).
  • L’irradiation partielle et l’irradiation partielle accélérée ne sont pas recommandées.