L’ESMO met à jour les recommandations relatives au cancer de la prostate

  • Parker C & et al.
  • Ann Oncol
  • 25 juin 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • La Société européenne d’oncologie médicale (European Society for Medical Oncology, ESMO) a mis à jour ses recommandations cliniques concernant la prise en charge du cancer de la prostate (CaP).
  • Les recommandations principales relatives au CaP métastatique naïf d’hormonothérapie et résistant à la castration ont été mises à jour.

Recommandations principales

  • CaP métastatique naïf d’hormonothérapie :
    • Un traitement par privation androgénique (TPA) est recommandé en première intention, en combinaison avec l’association abiratérone/prednisone, ou avec de l’apalutamide, du docétaxel ou de l’enzalutamide.
    • Une radiothérapie de la tumeur primitive associée à un traitement systémique est recommandée chez les patients atteints d’une maladie à faible volume.
    • Un TPA seul doit être utilisé chez les hommes qui ne sont pas de bons candidats pour recevoir de l’abiratérone, de l’apalutamide, de l’enzalutamide ou du docétaxel.
    • Chez les hommes qui commencent à recevoir un TPA, une prise en charge visant à prévenir toute perte osseuse induite par le traitement anticancéreux est recommandée.
  • CaP résistant à la castration (CPRC) non métastatique :
    • Les patients à risque élevé doivent recevoir de l’apalutamide, du darolutamide ou de l’enzalutamide.
  • CPRC métastatique :
    • L’administration d’abiratérone ou d’enzalutamide est recommandée chez les patients asymptomatiques/légèrement symptomatiques atteints d’une maladie naïve de chimiothérapie.
    • Le docétaxel doit être envisagé.
    • L’abiratérone, l’enzalutamide ou le cabazitaxel peuvent être envisagés après le traitement par docétaxel.
    • Les patients avec des métastases osseuses dues à un CPRC qui présentent un risque d’événements squelettiques cliniquement significatifs doivent recevoir des bisphosphonates ou du dénosumab.
    • Le radium 223 est recommandé chez les patients atteints d’un CPRCm symptomatique, avec une prédominance de métastases osseuses et sans métastases viscérales.
    • Le radium 223 n’est pas recommandé en association avec l’abiratérone et la prednisolone.
    • L’administration d’abiratérone après l’enzalutamide, ou inversement, n’est pas recommandée.