L’endométriose pourrait accroître le risque de cystite interstitielle


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche a découvert un lien entre l’endométriose et le diagnostic ultérieur de syndrome douloureux vésical/cystite interstitielle (SDV/CI).

L’étude, menée par des chercheurs à Taïwan, a suivi 9 191 personnes atteintes d’endométriose et 27 573 personnes sélectionnées de manière aléatoire servant de témoins pendant une période de trois ans afin d’identifier les sujets ayant reçu ultérieurement un diagnostic de SDV/CI.

Les résultats, présentés dans la revue Neurology & Urodynamics, ont montré une incidence de SDV/CI de 0,2 % chez les femmes atteintes d’endométriose sur la période de trois ans de l’étude, par rapport à un taux de 0,05 % chez les femmes sans endométriose.

En comparaison aux participantes sans endométriose, le risque relatif de développement d’un SDV/CI sur une période de trois ans pour les femmes atteintes d’endométriose s’est avéré être de 4,43 (IC à 95 % : 2,13–9,23). Après correction pour prendre en compte les comorbidités, notamment la douleur pelvienne chronique, le syndrome du côlon irritable, la fibromyalgie, le syndrome de fatigue chronique et les maladies cardiovasculaires, des régressions à risques proportionnels selon le modèle de Cox ont découvert que le risque relatif de SDV/CI chez les femmes atteintes d’endométriose était de 3,74 (IC à 95 % : 1,76–7,94 ; P 

Les résultats plaident en faveur de la suggestion selon laquelle chez les femmes atteintes de SDV/CI, les investigations et l’évaluation doivent envisager des causes extérieures à la vessie. Le résultat est important, car des biomarqueurs et des critères diagnostiques du SDV/CI font toujours défaut.