L’empathie doit-elle être une priorité du DPC ?

  • X.B.

  • JIM Actualités des congrès
Paris, le mardi 29 mai 2018 - Dans une interview accordée au magazine féminin Marie Claire il y a quelques semaines, Agnès Buzyn avait annoncé que la réforme des études de médecine permettrait aux futurs médecins « de se confronter beaucoup plus tôt aux patients » et qu'il était essentiel « qu'ils soient formés à l'écoute, et à l'empathie » (des déclarations qui avaient d'ailleurs fait l'objet de réactions outrées de ceux qui y avaient vu une attaque sur le manque d'empathie des soignants actuels…).

Faisant écho à ces observations et alors que les actions de développement professionnel continu (DPC) sont encadrées par un arrêté fixant pour trois ans les orientations prioritaires, des associations de formation médicale emmenées par le Collège de la médecine générale réclament que la relation médecin/malade devienne une « orientation prioritaire du développement professionnel continu des professionnels de santé », de la même façon que la prise en charge du stress professionnel des soignants en est récemment devenue une.

« La relation n'est pas une compétence innée, elle nécessite formation, initiale et continue: la relation est thérapeutique et ainsi une formation à la communication au bénéfice de la relation est une des clés » souligne ainsi le communiqué. « Dans cette période où les relations entre les soignants et les patients apparaissent comme souvent difficiles, où en même temps les patients prennent toute leur expertise dans le soin, permettre aux médecins d'améliorer leurs compétences relationnelles est une nécessité qui aura une action bénéfique sur l'amélioration de la qualité des soins » poursuivent et concluent les signataires.