L’efficacité et la sécurité d’emploi du rivaroxaban après un remplacement valvulaire aortique transcathéter


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Un nouvel essai ayant comparé une stratégie antithrombotique à base de rivaroxaban à une stratégie antiplaquettaire après un remplacement valvulaire aortique transcathéter (RVAT) réussi a révélé que, parmi les patients sans indication établie de traitement anticoagulant, le traitement par rivaroxaban est associé à un risque plus élevé de décès et de complications thromboemboliques et à un risque plus élevé de saignement qu’une stratégie antiplaquettaire. 

L’essai a affecté de manière aléatoire 1 644 patients dans 16 pays pour qu’ils reçoivent du rivaroxaban à une dose de 10 mg par jour (avec de l’aspirine à une dose de 75 à 100 mg par jour pendant les 3 premiers mois) ou de l’aspirine à une dose de 75 à 100 mg par jour (avec du clopidogrel à une dose de 75 mg par jour pendant les 3 premiers mois) après un RVAT réussi. L’essai a été arrêté prématurément en raison de préoccupations liées à la sécurité d’emploi.

Dans l’analyse en intention de traiter, le décès ou un premier événement thromboembolique est survenu chez 105 patients du groupe du rivaroxaban et chez 78 patients du groupe du traitement antiplaquettaire. Un saignement engageant le pronostic vital, invalidant ou majeur est survenu chez 46 patients du groupe du rivaroxaban et chez 31 patients du groupe du traitement antiplaquettaire. 

Les auteurs, qui ont écrit dans la revue The New England Journal of Medicine, ont noté que le mécanisme sous-tendant la mortalité plus élevée dans le groupe du rivaroxaban n’est pas clairement établi et que d’autres recherches sont nécessaires dans ce domaine.