L’EEA publie de nouvelles recommandations concernant la gynécomastie


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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L’Académie européenne d’andrologie (European Academy of Andrology, EAA) a publié de nouvelles recommandations cliniques qui contiennent 15 directives relatives à l’évaluation et à la prise en charge de la gynécomastie (GM).

Les directives sont les suivantes :

  • Il est nécessaire de prendre en compte la pathologie sous-jacente dans le cas d’une GM de l’adulte.
  • Le médecin généraliste, ou tout autre non-spécialiste, doit exclure la possibilité d’une adipomastie, d’un cancer du sein manifeste ou d’un cancer testiculaire.
  • Un bilan diagnostic exhaustif, lorsqu’il est justifié, doit être réalisé par un spécialiste.
  • Les antécédents médicaux doivent inclure des informations concernant le moment de survenue et la durée de la GM, le développement et la fonction sexuels, et la prise de substances associées à la GM.
  • Il est nécessaire d’examiner le patient pour détecter tout signe de sous-virilisation ou de maladie systémique.
  • Un examen mammaire doit confirmer la présence de tissu glandulaire palpable.
  • Un examen physique doit inclure l’examen des organes génitaux.
  • L’examen des organes génitaux doit être appuyé par une échographie testiculaire.
  • Des évaluations du taux de testostérone (T), d’estradiol (E2), de globuline de liaison aux hormones sexuelles (Sex Hormone-Binding Globulin, SHBG), d’hormone lutéinisante (Luteinising Hormone, LH), d’hormone folliculostimulante (Follicular Stimulating Hormone, FSH), de thyrotrophine (Thyroid Stimulating Hormone, TSH), de prolactine, de gonadotropine chorionique humaine (Human Chorionic Gonadotropin, hCG), d’alpha-fœtoprotéine (AFP) et des fonctions hépatique et rénale peuvent être réalisées.
  • Des examens d’imagerie mammaire peuvent être utiles.
  • Une biopsie au trocart peut être réalisée en cas de lésions suspectes.
  • L’attente vigilante doit être instaurée après le traitement de la pathologie sous-jacente ou l’arrêt des substances associées à la GM.
  • Un traitement substitutif en testostérone peut être mis en place uniquement chez les hommes chez qui un déficit a été démontré.
  • En général, les modulateurs sélectifs des récepteurs des œstrogènes (Selective Estrogen Receptor Modulators, SERM), les inhibiteurs de l’aromatase (IA) et les androgènes non aromatisables doivent être évités.
  • Un traitement chirurgical doit être réalisé uniquement chez les patients présentant une GM de longue durée.