L’échographie du troisième trimestre présente des avantages


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle étude, qui a examiné l’efficacité de l’échographie réalisée au troisième trimestre dans le cadre des grossesses à faible risque, a révélé qu’elle présente certains bénéfices, même si elle n’a pas été associée à une réduction de l’incidence des issues périnatales indésirables graves, par rapport aux soins habituels. 

L’étude Sélection des risques concernant la restriction de croissance intra-utérine (RCIU ; IRIS) a été menée dans 60 cabinets de sages-femmes aux Pays-Bas et a inclus 13 520 femmes en milieu de grossesse, entre le 1er février 2015 et le 29 février 2016. Les participantes ont reçu les soins habituels consistant en des mesures sérielles de la hauteur utérine par échographie cliniquement indiquée. Après 3, 7 et 10 mois, un tiers des cabinets ont été affectés de manière aléatoire à une stratégie d’intervention, les femmes se rendant dans ces cabinets s’étant vu proposer 2 examens de biométrie de routine aux semaines de gestation 28–30 et 34–36. Au total, 13 046 femmes ont été incluses dans l’analyse. 

L’étude a révélé qu’une échographie de routine au troisième trimestre avait amélioré la détection prénatale d’enfants petits pour l’âge gestationnel, par rapport aux soins habituels. Elle n’a cependant pas été associée à une réduction significative des issues périnatales indésirables graves (résultats composites ; rapport de cotes corrigé : 0,88 ; intervalle de confiance à 95 % : 0,70–1,20). 

Écrivant dans la revue BMJ, les auteurs ont déclaré, au vu des résultats, ne pas pouvoir recommander l’échographie de routine au troisième trimestre chez les grossesses à faible risque.