L’ECDC met en garde contre une probable propagation du virus du Nil occidental dans de nouvelles zones


  • Priscilla Lynch
  • Actualités Médicales
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control, ECDC) exhorte les cliniciens à être vigilants concernant les cas de virus du Nil occidental et a mis en garde contre une probable propagation du virus dans de nouvelles zones en 2018, qui pourrait toucher des populations potentiellement naïves sur le plan immunologique. 

Dans une nouvelle évaluation rapide des risques, l’ECDC a indiqué qu’un démarrage inhabituellement précoce et un nombre élevé d’infections au virus du Nil occidental acquises localement ont été observés cette année. À la date du 9 août, les États membres de l’UE avaient rapporté 231 cas humains et les pays voisins de l’UE avaient quant à eux rapporté 104 cas. 

En 2016 et en 2017, les premiers cas de la saison avaient été communiqués à partir de la semaine 28, tandis qu’en 2018, les premiers cas ont été rapportés durant la semaine 26, a noté l’ECDC. Entre 2014 et 2017, 5 à 25 cas avaient été communiqués de la semaine 25 à la semaine 31, alors qu’en 2018, 168 cas ont été rapportés au cours de la même période.

Il est recommandé aux cliniciens d’inclure la fièvre du Nil occidental dans le diagnostic différentiel des personnes revenant des zones touchées par le virus et de rester informés de la situation épidémiologique en Europe afin d’assurer une détection précoce de la maladie. Les personnes âgées et immunodéprimées présentent particulièrement un risque élevé de développer la maladie neuro-invasive du virus du Nil occidental, a mis en garde l’ECDC.