L’autisme est associé à un risque de dépression multiplié par près de trois


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Les personnes atteintes de troubles du spectre autistique (TSA) sont plus de trois fois plus susceptibles de développer une dépression, par rapport à la population générale, selon une nouvelle recherche publiée dans la revue JAMA Network Open.

L’étude de cohorte en population et la comparaison des frères et sœurs intra-cohorte ont utilisé des données relatives à des enfants et à des jeunes (0–17 ans) issus de la cohorte suédoise des jeunes de Stockholm. Sur 223 842 individus suivis jusqu’à l’âge de 27 ans en 2011, 2 927 étaient atteints de TSA sans handicap intellectuel, 1 146 étaient atteints de TSA avec un handicap intellectuel et 219 769 étaient indemnes de TSA.

À l’âge de 27 ans, 19,8 % des individus chez lesquels des TSA avaient été diagnostiqués avaient reçu un diagnostic de dépression contre 6,0 % de la population générale (risque relatif [RR] corrigé : 3,64 ; IC à 95 % : 3,41–3,88). Le risque de diagnostic de dépression était plus élevé dans le cadre de TSA sans handicap intellectuel (RR corrigé : 4,28 ; IC à 95 % : 4,00–4,58) que dans le cadre de TSA avec un handicap intellectuel (RR corrigé : 1,81 ; IC à 95 % : 1,51–2,17).

Les frères et sœurs non autistes (RR corrigé : 1,37 ; IC à 95 % : 1,23–1,53) ainsi que les demi-frères et demi-sœurs non autistes (RR corrigé : 1,42 ; IC à 95 % : 1,23–1,64) d’individus atteints de TSA avaient également un risque de dépression plus élevé que la population générale. La probabilité de diagnostic de dépression au début de l’âge adulte était plus de deux fois plus élevée chez les individus atteints de TSA que chez leurs frères et sœurs non autistes (rapport de cotes corrigé : 2,50 ; IC à 95 % : 1,91–3,27).