L’Australie pourrait être le premier pays à éradiquer le cancer du col de l’utérus

  • Hall MT & al.
  • Lancet Public Health
  • 1 oct. 2018

  • de Priscilla Lynch
  • Résumé d’articles
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L’Australie pourrait éradiquer le cancer du col de l’utérus d’ici 20 ans si le haut niveau de couverture de vaccination et de dépistage du virus du papillome humain (VPH) se maintient. C’est ce que suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Lancet Public Health.

L’Australie, le premier pays à avoir introduit un programme de vaccination national contre le VPH en 2007, dispose d’une forte couverture vaccinale pour les deux sexes et est récemment passée au test VPH primaire pour le dépistage du cancer du col de l’utérus.

Cette étude de modélisation a identifié les premières années durant lesquelles l’incidence annuelle standardisée sur l’âge du cancer du col de l’utérus en Australie (actuellement de 7 cas pour 100 000 femmes) pourrait passer en dessous de deux seuils potentiels d’éradication de la maladie ; un seuil de 6 nouveaux cas pour 100 000 femmes (seuil de cancer rare) ou un seuil inférieur de 4 nouveaux cas pour 100 000 femmes.

Les chercheurs estiment que le seuil de cancer rare pourrait être atteint d’ici 2020 (intervalle 2018–2022), le seuil inférieur pouvant quant à lui être atteint d’ici 2028 (2021–2035).

D’ici 2066 (2054–2077), l’incidence annuelle devrait être inférieure à 1 cas pour 100 000 femmes si le dépistage du VPH effectué tous les cinq ans se poursuit pour les cohortes s’étant vu proposer le vaccin nonavalent, ou devrait se situer autour de 3 cas pour 100 000 si les cohortes ne font pas l’objet d’un dépistage, estiment les auteurs.

Il est estimé que la mortalité par cancer du col de l’utérus devrait baisser à moins d’un décès pour 100 000 par an d’ici 2034 (2025–2047), même si le dépistage n’est proposé à l’avenir qu’à des cohortes plus âgées ne s’étant pas vu proposer le vaccin nonavalent.