L’association tasélisib et létrozole est active dans le cadre du cancer du sein ER+ HER2- de stade précoce

  • Saura C & al.
  • Lancet Oncol
  • 8 août 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

À retenir

  • L’ajout de tasélisib au létrozole a amélioré le taux de réponse objective (TRO), au cours d’un essai de phase II randomisé, mené auprès de femmes ménopausées atteintes d’un cancer du sein de stade précoce à récepteurs des œstrogènes (Estrogen Receptors, ER) positifs et à récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2, HER2) négatif.

Pourquoi est-ce important ?

Protocole de l’étude

  • Un essai en double aveugle (n = 334) a été mené dans 22 pays, auprès de 334 patientes affectées de manière aléatoire à 16 semaines de létrozole néoadjuvant (2,5 mg/jour de façon continue), avec un placebo ou du tasélisib par voie orale (4 mg selon un schéma de 5 jours de traitement pour 2 jours sans traitement) pendant 16 semaines, suivi d’une chirurgie.
  • Les critères d’évaluation coprincipaux étaient le TRO et la réponse complète pathologique (RCp).
  • Financement : Genentech ; F. Hoffmann-La Roche.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 4,9 mois.
  • Les patientes traitées par tasélisib présentaient un TRO plus élevé, tel qu’évalué par IRM (50 % contre 39 % ; rapport de cotes [RC] = 1,55 ; P = 0,049).
    • Les patientes du sous-groupe du tasélisib porteuses de mutations de PIK3CA ont également démontré un taux de réponse plus important (56 % contre 38 % ; RC = 2,03 ; P = 0,033).
  • Aucune différence n’a été constatée entre les groupes concernant la RCp pour les groupes et les sous-groupes de patientes porteuses de mutations de PIK3CA.
  • Les événements indésirables de grades 3–4 les plus fréquents étaient les événements gastro-intestinaux (8 %), les infections (5 %) et les maladies de la peau et du tissu sous-cutané (5 %).

Limites

  • Puissance statistique insuffisante pour détecter la survie sans rechute.