L’association ribociclib et létrozole se montre prometteuse dans le cadre du cancer de l’ovaire et du cancer de l’endomètre ER+

  • Colon-Otero G & al.
  • ESMO Open
  • 1 oct. 2020

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’administration de ribociclib en combinaison avec du létrozole est associée à un taux de survie sans progression (SSP) à 12 semaines de :
    • 50 % chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire à récepteur des œstrogènes positif (Estrogen Receptor-positive, ER+) en rechute ;
    • 55 % chez les patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre ER+ en rechute.
  • Le taux de SSP était plus élevé chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire séreux de faible grade (COSFG) ER+ récidivant.

Pourquoi est-ce important ?

  • Ces résultats, associés à la faible toxicité de ce traitement combiné, établissent le ribociclib et le létrozole comme un traitement prometteur pour les patientes atteintes d’un COSFG, en attendant les résultats d’études randomisées de confirmation.

Méthodologie

  • Un essai de phase II a été mené auprès de 40 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire (n = 20) ou d’un cancer de l’endomètre (n = 20) ER+ en rechute, qui ont été traitées par ribociclib et létrozole.
  • Financement : Novartis ; Centre de cancérologie de la clinique Mayo (Mayo Clinic Cancer Center).

Principaux résultats

  • Chez les patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre et d’un cancer de l’ovaire, respectivement :
    • le taux de SSP à 12 semaines était de 55 % et de 50 % ;
    • la SSP médiane était de 5,4 mois (IC à 95 % : 3,1–11,8) et de 2,8 mois (IC à 95 % : 2,6–9,1) ;
    • le taux de SSP à 24 semaines était de 35 % et de 20 %.
  • Lors de l’analyse des sous-ensembles, une SSP supérieure ou égale à 24 semaines a été rapportée chez :
    • 100 % des patientes atteintes d’un COSFG ;
    • 45,5 % des patientes atteintes d’un cancer de l’endomètre de type endométrioïde de grade 1 ou 2.
  • Des xénogreffes dérivées des tumeurs des patientes ont été réalisées avec succès pour 45 % des patientes.
  • Le taux d’événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 était de 60 %.

Limites

  • L’échantillon était de petite taille.