L’association carboplatine et étoposide se montre supérieure au topotécan dans le cadre du traitement de deuxième intention du CBPC

  • Baize N & al.
  • Lancet Oncol
  • 1 sept. 2020

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Les patients ayant reçu une chimiothérapie à base de carboplatine et d’étoposide dans le cadre du traitement de deuxième intention du cancer bronchique à petites cellules (CBPC) avancé ont obtenu une amélioration significative de la survie sans progression (SSP) et du taux de réponse objective (TRO), comparativement à ceux ayant reçu un traitement de deuxième intention par topotécan.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le topotécan est le seul médicament autorisé en Europe pour le traitement de deuxième intention du CBPC chez les patients qui ne sont pas candidats à un retraitement avec leur traitement de première intention.

Méthodologie

  • Un essai randomisé multicentrique de phase III a été mené en ouvert.
  • 162 patients atteints d’un CBPC de stade IV ou en rechute locale qui ont présenté une progression de la maladie après un traitement de première intention ont reçu l’association carboplatine et étoposide (n = 81) ou du topotécan (n = 81).
  • La durée de suivi médiane était de 22,7 mois.
  • Financement : Amgen ; Groupe Français de Pneumo-Cancérologie.

Principaux résultats

  • L’association carboplatine et étoposide a permis d’obtenir une médiane significativement plus élevée pour :
    • la SSP : 4,7 mois, contre 2,7 mois :
      • rapport de risque (RR) de 0,57 (P = 0,0041) ; 
    • le TRO : 49 %, contre 25 % (P = 0,0024).
  • Aucune différence n’a été observée entre les groupes concernant le site de la progression de la maladie.
  • La survie globale (SG) médiane était similaire entre les groupes :
    • 7,5 mois dans le groupe traitement combiné, contre 7,4 mois dans le groupe monothérapie.
    • RR : 1,03 (P = 0,94).
  • Les événements indésirables de grades 3–4 les plus fréquents étaient la neutropénie, la thrombopénie, l’anémie, la neutropénie fébrile et l’asthénie, avec des taux similaires entre les groupes.

Limites

  • Cohorte dans un seul pays (France).