L’association abémaciclib et fulvestrant prolonge la survie dans le cadre du cancer du sein avancé

  • Sledge GW & al.
  • JAMA Oncol
  • 29 sept. 2019

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout d’abémaciclib au fulvestrant a permis de prolonger la survie de 9,4 mois dans l’essai de phase III MONARCH2, mené auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein avancé à récepteurs hormonaux positifs (Hormone Receptor-Positive, HR+)/récepteur 2 du facteur de croissance épidermique humain négatif (Human Epidermal Growth Factor Receptor 2-Negative, HER2), qui a progressé sous endocrinothérapie.

Pourquoi est-ce important ?

  • Le bénéfice de SG était constant, quel que soit le statut ménopausique.
  • Le bénéfice était constant chez les femmes présentant une résistance à l’endocrinothérapie ou une maladie viscérale primaire.

Protocole de l’étude

  • Un essai multicentrique en double aveugle a été mené auprès de 669 femmes (âge médian : 59 ans) atteintes d’une maladie avancée, qui ont été affectées de manière aléatoire, selon un rapport de 2:1, pour recevoir du fulvestrant 500 mg, associé à de l’abémaciclib ou à un placebo (150 mg, toutes les 12 heures), selon un calendrier continu. 
  • Financement : Eli Lilly and Company.

Principaux résultats

  • La survie médiane était de 47,7 mois.
  • L’association abémaciclib et fulvestrant prolongeait la survie de 9,4 mois (46,7 mois, contre 37,3 mois avec le fulvestrant seul ; rapport de risque [RR] : 0,757 ; P = 0,01).
  • Les résultats étaient encore meilleurs chez les patientes présentant les facteurs de stratification suivants :
    • une résistance primaire (plutôt que secondaire) à une endocrinothérapie antérieure (RR : 0,686 ; IC à 95 % : 0,451–1,043) ;
    • des métastases viscérales (RR : 0,675 ; IC à 95 % : 0,511–0,891).
  • Le traitement par abémaciclib et fulvestrant était également associé à :
    • un délai plus long jusqu’à la progression de la maladie (délai médian : 23,1 mois, contre 20,6 mois) ;
    • un délai plus long jusqu’à la chimiothérapie (délai médian : 50,2 mois, contre 22,1 mois) ; et
    • une survie sans chimiothérapie plus longue (survie médiane : 25,5 mois, contre 18,2 mois).
  • Aucun nouveau problème de sécurité d’emploi n’est survenu.

Limites

  • Délai d’observation insuffisant pour certains facteurs de stratification.
  • Données intermédiaires.