L’aspirine ne prolonge pas la période de la vieillesse en bonne santé chez les personnes plus âgées


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Des résultats récemment publiés de l’essai international sur l’aspirine dans la réduction des événements chez les personnes âgées (ASPREE) suggèrent que de l’aspirine quotidienne à faible dose de prolonge pas la période de la vieillesse en bonne santé chez les adultes plus âgés. 

L’essai randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo a inclus 19 114 personnes plus âgées qui ont été suivies pendant une moyenne de 4,7 ans. Les participants ont été affectés de manière aléatoire pour recevoir 100 mg d’aspirine à enrobage entérique ou un placebo.

L’essai a découvert que l’utilisation d’aspirine à faible dose n’a pas prolongé la survie sans incapacité chez les participants âgés au cours d’une période de cinq ans. L’aspirine a également été associée à un risque significativement plus élevé d’hémorragie majeure et n’a pas entraîné de risque significativement plus faible de maladie cardiovasculaire que le placebo.

Par ailleurs, les auteurs ont identifié une mortalité toutes causes confondues plus élevée chez les adultes plus âgés apparemment en bonne santé qui ont reçu de l’aspirine quotidiennement, par rapport à ceux qui avaient reçu le placebo. La hausse de la mortalité a principalement été attribuée aux décès dus au cancer.

Les auteurs ont souligné que d’autres essais de prévention primaire portant sur l’aspirine n’ont pas identifié de résultat similaire et que les résultats de mortalité rapportés ici devaient être interprétés avec prudence.

Les résultats ont été publiés dans trois études distinctes dans la revue New England Journal of Medicine.