L’arthropathie du syndrome de Down est plus fréquente qu’on ne le pensait auparavant


  • Mary Corcoran
  • Actualités Médicales
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Une nouvelle recherche présentée lors de l’édition 2019 du congrès du Collège américain de rhumatologie et de l’Association des professionnels de rhumatologie (American College of Rheumatology and the Association of Rheumatology Professionals, ACR/ARP) suggère que les enfants atteints du syndrome de Down (SD) pourraient présenter un risque encore plus élevé d’arthrite qu’on ne le pensait auparavant, les auteurs suggérant que la réalisation d’un examen musculosquelettique annuel pourrait être bénéfique chez ce groupe de patients. 

Pour les besoins de l’étude, 503 enfants (âgés de 0 à 21 ans) atteints du SD ont fait l’objet d’un dépistage de l’arthrite. Des données sur un échantillon de 21 enfants récemment diagnostiqués d’arthrite juvénile idiopathique (AJI) ont été recueillies pour créer un groupe de comparaison.

Sur une période de 18 mois, 18 nouveaux cas d’arthrite ont été diagnostiqués chez les enfants atteints du SD, ce qui a porté le nombre total d’enfants atteints d’arthropathie du syndrome de Down (A-SD) à 33. 

Les auteurs ont observé un retard significatif dans le diagnostic de l’A-SD. Ils ont noté que la majorité des enfants présentaient une arthrite polyarticulaire avec facteur rhumatoïde (FR) négatif, avec une prédominance au niveau des petites articulations des mains et des poignets. Les auteurs ont déclaré qu’aucun enfant atteint d’A-SD ne présentait d’anticorps ANA. Des changements érosifs ont été rapportés à l’examen radiographique chez une proportion plus élevée d’enfants atteints d’A-SD (42 %) que d’enfants atteints d’AJI (14 %). 

Les résultats de l’étude suggèrent que la prévalence de l’A-SD est au moins deux à trois fois supérieure à celle rapportée précédemment, ont-ils précisé. 

Les chercheurs suggèrent également que le terme d’« arthrite associée au syndrome de Down » reflèterait mieux la nature inflammatoire et érosive de la maladie plutôt que celui d’A-SD.