L’arrêt de l’hormonothérapie associé à une hausse de la mortalité cardiaque

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Même si les risques et bénéfices de l’hormonothérapie (HT) sont largement débattus, les bénéfices des œstrogènes sur le cœur semblent être acceptés par tous. Cette relation bénéfique entre l’HT et l’effet protecteur contre les cardiopathies a conduit à élaborer l’hypothèse selon laquelle l’arrêt de l’HT pourrait entraîner des changements cliniquement significatifs de la fonction artérielle.

Dans une nouvelle étude, des scientifiques ont évalué le risque de décès d’origine cardiaque et de décès par accident vasculaire cérébral (AVC) chez 432 775 femmes finlandaises qui ont arrêté une HT postménopausique sur une période de neuf ans. Ils ont découvert que les femmes de moins de 60 ans présentaient, au moment de l’arrêt de l’HT, un risque significativement accru de décès d’origine cardiaque (après cinq ans ou moins d’exposition à une HT, taux de mortalité standardisé [TMS] : 1,52 ; après plus de cinq ans d’exposition, TMS : 2,08) et de décès par AVC (après cinq ans d’exposition ou moins, TMS : 2,62 ; après plus de cinq ans d’exposition, TMS : 3,22) durant la première année suivant la thérapie, par rapport à une population féminine de référence appariée selon l’âge. Ce risque accru n’a pas été constaté chez les femmes âgées de 60 ans ou plus au moment de l’arrêt de la thérapie. Les hausses des risques ont disparu ou ont diminué de manière marquée lorsque la durée de suivi a été étendue à plus d’une année.

Écrivant dans la revue Menopause, les auteurs ont indiqué la nécessité d’approfondir les recherches afin d’évaluer la causalité des associations.