L’AOS est fréquente chez les patients faisant l’objet d’un dépistage du cancer du poumon

  • Pérez-Warnisher MT & al.
  • Sleep Med
  • 3 nov. 2018

  • Par Kelli Whitlock Burton
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une apnée obstructive du sommeil (AOS) a été identifiée chez plus de 75 % d’une population à haut risque incluse dans un programme de dépistage du cancer du poumon. 
  • Les patients qui présentaient une hypoxémie nocturne significative étaient plus de deux fois plus susceptibles d’obtenir un résultat positif lors du dépistage du cancer du poumon.

Pourquoi est-ce important ?

  • Jusque-là, aucune étude n’avait porté sur les troubles respiratoires du sommeil chez les patients faisant l’objet d’un dépistage du cancer du poumon, bien que des études animales aient démontré l’existence d’une association entre l’hypoxémie nocturne et le cancer du poumon.

Protocole de l’étude

  • 236 patients inclus dans l’essai prospectif SAILS ont fait l’objet d’un dépistage du cancer du poumon par TDM à faible dose et d’un dépistage de l’apnée du sommeil à domicile.
  • L’hypoxémie nocturne était définie comme le pourcentage du temps de sommeil passé avec une saturation en oxyhémoglobine inférieure à 90 % (T90).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • La prévalence de cancer du poumon à l’inclusion était de 1,3 %.
  • 62,1 % des individus présentaient une BPCO et 74,2 % un emphysème.
  • 77,5 % présentaient une AOS (légère chez 36,4 %, modérée chez 23,3 % et sévère chez 17,8 % d’entre eux).
  • Le T90 moyen était de 4,60 et l’index apnée/hypopnée (IAH) était de 16,60.
  • L’analyse multivariée a révélé que les ronflements étaient associés à l’IAH stratifié selon l’AOS (RCc : 5,78 ; P = 0,001).
  • Les patients présentant une hypoxémie nocturne significative (T90 supérieur à 12 %) étaient plus susceptibles d’obtenir un résultat positif lors du dépistage du cancer du poumon, après un ajustement pour prendre en compte les facteurs de confusion possibles (RCc : 2,6 ; P = 0,027).

Limites

  • Étude monocentrique sans groupe témoin.