L’alimentation méditerranéenne peut-elle vraiment aider à vieillir en bonne santé ?

  • Ghosh TS & al.
  • Gut
  • 17 févr. 2020

  • Par Nathalie Barrès
  • Résumé d’articles
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À retenir 

Une étude vient de montrer qu’une meilleure adhésion à une alimentation de type méditerranéen permettrait la sélection de taxons microbiens produisant des acides gras spécifiques associés à une diminution du risque de fragilité, à une réduction de l’état inflammatoire et à une amélioration de la fonction cognitive. 

Protocole de l’étude

Cette étude randomisée, multicentrique menée en simple aveugle et contrôlée a été réalisée chez 612 sujets âgés recrutés au sein de 5 pays Européens et ayant été inclus dans l’étude NU-AGE MedDiet, qui consistait à évaluer la prise d’une alimentation méditerranéenne durant 12 mois. Les sujets suivis étaient définis à l’inclusion comme « non-fragiles» ou « pré-fragiles ».

Principaux résultats

La forte adhésion à l’alimentation méditerranéenne durant une année était associée à une modification du microbiome, incluant un enrichissement en certains taxons. L’adhésion à cette alimentation était positivement associée à une diminution du risque de fragilité (mesurée notamment par la vitesse de marche, la force de préhension) et négativement à la présence de marqueurs de l’inflammation (interleukine 17 et protéine C réactive). Une amélioration de la fonction cognitive (mesurée par différents scores) a également été associée à ce type d’alimentation.

La sélection de certains taxons par l’alimentation méditerranéenne favoriserait la production d’acides gras à chaîne courte et d’acides gras ramifiés et diminuerait celle de métabolites délétères pour la santé (p-crésols, éthanol, dioxyde de carbone). Ces résultats laissent supposer un impact positif sur le vieillissement en bonne santé, en atteste l’amélioration de la fonction cognitive.

Par ailleurs, ces résultats étaient indépendants d’autres facteurs anthropométriques confondants comme l’âge, l’IMC et le sexe.