L’alimentation biologique pourrait réduire le risque de cancer d’après l’étude française NutriNet-Santé

  • JAMA Intern Med

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • Une étude de cohorte prospective de grande envergure révèle qu’une consommation plus fréquente d’aliments biologiques pourrait réduire le risque de cancer de 25 %, comparativement à une consommation moins fréquente, mais la réduction du risque absolu n’est que de 0,6 %.
  • Trois types de cancers spécifiques ont vu leur incidence baisser : le cancer du sein (CS) postménopause, l’ensemble des lymphomes et le lymphome non hodgkinien (LNH).

Pourquoi est-ce important ?

Protocole de l’étude

  • Une cohorte prospective populationnelle, en ligne (n = 68 946) composée de volontaires adultes français (78,0 % de femmes ; âge au début de l’étude : 44,2 ± 14,5 ans) a été analysée.
  • La fréquence de la consommation d’aliments biologiques a été déterminée en évaluant 16 aliments notés au cours de 3 périodes d’observation de 24 heures sur 2 semaines.
  • Les cancers étaient autorapportés annuellement, puis confirmés à partir des dossiers médicaux et d’un examen médical indépendant.
  • Financement : ministère français de la Santé ; autres agences gouvernementales françaises.

Principaux résultats

  • Suivi moyen : 4,6 ans.
  • Les scores élevés pour l’alimentation biologique (4e quartile) étaient associés à un risque de cancer 25 % moins élevé que les scores les plus bas (1er quartile), après un ajustement pour prendre en compte les caractéristiques sociodémographiques, le mode de vie et les habitudes alimentaires (RR : 0,75 ; Ptendance = 0,001 ; réduction du risque absolu : 0,6 %).
  • Des réductions significatives ont été observées pour le CS postménopause (RR : 0,66 ; IC à 95 % : 0,45–0,96 ; Ptendance = 0,03), le LNH (RR : 0,14 ; IC à 95 % : 0,03–0,66 ; Ptendance = 0,049) et l’ensemble des lymphomes (RR : 0,24 ; IC à 95 % : 0,09–0,66 ; Ptendance = 0,02).

Limites

  • Durée de suivi courte.
  • Échantillon non représentatif de la population générale.