L’ajout de pembrolizumab se montre efficace dans le cadre du cancer du sein triple négatif précoce

  • Schmid P & al.
  • N Engl J Med
  • 27 févr. 2020

  • Par Miriam Davis, PhD
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout de pembrolizumab à la chimiothérapie se montre supérieur au placebo en termes de réponse complète pathologique (RCp), chez des patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif (CSTN) précoce incluses dans l’essai de phase III KEYNOTE-522.

Pourquoi est-ce important ?

  • Il s’agit du premier essai de phase III portant sur l’utilisation d’un inhibiteur de point de contrôle immunitaire dans le cadre du cancer du sein précoce.
  • Ces résultats sont susceptibles de conduire à des autorisations réglementaires.

Protocole de l’étude

  • Des patientes non préalablement traitées et atteintes d’un CSTN de stade II ou III ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir :
    • 4 cycles de 200 mg de pembrolizumab toutes les 3 semaines, associé à du paclitaxel et du carboplatine ; ou
    • 4 cycles de placebo, associé à du paclitaxel et du carboplatine.
  • Les deux groupes ont ensuite reçu quatre cycles de pembrolizumab ou de placebo, avec une chimiothérapie à base d’anthracycline.
  • Après une chirurgie définitive, les patientes ont reçu du pembrolizumab ou un placebo toutes les trois semaines pendant un maximum de neuf cycles.
  • Financement : Merck Sharp & Dohme.

Principaux résultats

  • Le groupe pembrolizumab-chimiothérapie était plus susceptible d’obtenir une RCp :
    • 64,8 %, contre 51,2 % dans le groupe placebo-chimiothérapie ;
    • différence : 13,6 % (P 
  • Un nombre moins important de patientes sous pembrolizumab-chimiothérapie ont présenté une progression de la maladie après une médiane de 15,5 mois :
    • 7,4 %, contre 11,8 % ;
    • rapport de risque (RR) de 0,63 (IC à 95 % : 0,43–0,93).
  • Les patientes sous pembrolizumab-chimiothérapie ont présenté un taux plus élevé d’événements indésirables liés au traitement de grade supérieur ou égal à 3 :
    • 76,8 %, contre 72,2 % ;
    • mortalité : 0,4 %, contre 0,3 %.

Limites

  • Courte durée de suivi.
  • La survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG) ne sont pas encore disponibles.