L’ajout de bévacizumab au niraparib prolonge la SSP dans le cadre du cancer de l’ovaire récidivant

  • Lancet Oncol

  • Par Deepa Koli
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • L’ajout de bévacizumab au niraparib permet de prolonger la SSP chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire de haut grade récidivant et sensible au platine, indépendamment du statut de la déficience de la recombinaison homologue (DRH) ou de l’intervalle sans chimiothérapie (ISC).

Pourquoi est-ce important ?

  • L’utilisation d’une chimiothérapie standard à base de platine est limitée par la toxicité cumulée.
  • Un essai de phase III planifié comparera l’association niraparib et bévacizumab au traitement standard.

Protocole de l’étude

  • L’étude multinationale de phase II AVANOVA2/ENGOT-ov24 a été menée auprès de 97 patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire de haut grade récidivant et sensible au platine, qui ont été affectées de manière aléatoire pour recevoir du niraparib avec ou sans bévacizumab.
  • Critère d’évaluation principal : SSP au sein de la population en intention de traiter ; rapport de risque corrigé [RRc]supériorité : 0,57 après des événements chez 62 patientes.
  • Financement : Société nordique d’oncologie gynécologique ; Tesaro.

Principaux résultats

  • La durée de suivi médiane était de 16,9 mois.
  • L’association niraparib et bévacizumab a amélioré de manière significative la SSP médiane, comparativement au niraparib en monothérapie dans les populations suivantes :
    • la population en intention de traiter (11,9 mois contre 5,5 mois ; RRc : 0,35 ; P 
    • les patientes avec une DRH (RR : 0,38 ; IC à 95 % : 0,20–0,72) et les patientes sans DRH (RR : 0,40 ; IC à 95 % : 0,19–0,85) ;
    • les patientes avec un ISC de 6 à 12 mois (RR : 0,29 ; IC à 95 % : 0,14–0,62) et d’au moins 12 mois (RR : 0,42 ; IC à 95 % : 0,22–0,80).
  • Le taux d’événements indésirables de grade supérieur ou égal à 3 était de 65 % avec l’association niraparib et bévacizumab, et de 45 % pour le niraparib en monothérapie. Les plus fréquents étaient l’anémie et la thrombopénie.
  • Une protéinurie et une hypertension de tout grade ont été rapportées plus fréquemment avec l’association niraparib et bévacizumab.
  • Aucune différence n’a été observée au niveau de la qualité de vie (QdV) entre les deux groupes.

Limites

  • Protocole en ouvert.