L’AD est fréquente et dangereuse chez les adultes plus âgés

  • Schwarzfuchs D & al.
  • J Am Geriatr Soc
  • 5 mars 2020

  • Par Miriam Tucker
  • Clinical Essentials
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À retenir

  • L’acidocétose diabétique (AD) augmente le risque de mortalité chez les adultes plus âgés, par rapport aux adultes plus jeunes.

Pourquoi est-ce important ?

  • La plupart des recherches portant sur l’AD ont été menées chez des jeunes personnes atteintes d’un diabète de type 1, plutôt que chez des personnes plus âgées et/ou atteintes d’un diabète de type 2.

Protocole de l’étude

  • Une étude de cohorte appariée rétrospective a été menée auprès de 385 adultes hospitalisés présentant une AD entre 2004 et 2017, dans 1 centre médical israélien (moins de 65 ans : n = 307 ; 65 ans ou plus : n = 78).
  • Financement : aucun.

Principaux résultats

  • Les facteurs déclenchants les plus fréquents pour les personnes de moins de 65 ans étaient liés à l’observance à l’insulinothérapie. 
  • Pour les personnes de 65 ans et plus, les facteurs déclenchants les plus fréquents étaient les infections (le sepsis, la pneumonie, l’infection des voies urinaires).
  • L’infarctus du myocarde et les accidents cérébrovasculaires étaient des facteurs déclenchants plus fréquents pour les personnes de 65 ans et plus (7,7 %), par rapport aux personnes de moins de 65 ans (0,7 % ; P 
  • Le taux de glucose sérique était plus élevé chez les patients plus âgés (639 contre 539 mg/dl ; P 
  • Le taux de mortalité à l’hôpital était plus élevé chez les patients plus âgés (16,7 %) que chez les patients plus jeunes (1,6 % ; P 
  • Les séjours à l’hôpital étaient plus longs chez les patients plus âgés (5 jours) que chez les patients plus jeunes (3 jours ; P 
  • Dans le cadre d’un appariement selon le sexe et l’indice de comorbidité de Charlson (Charlson Comorbidity Index), selon un rapport de 1:1, les patients plus âgés, par rapport aux patients plus jeunes, présentaient un taux de mortalité à l’hôpital plus élevé (16,7 % contre 0 % ; P = 0,001) et un taux de mortalité à 30 jours plus élevé (12,1 % contre 1,5 % ; P = 0,016).

Limites

  • Il s’agit d’une étude rétrospective.
  • Établissement unique.
  • Aucune analyse menée en fonction du type de diabète et des médicaments.