L’activité physique soulage la neuropathie périphérique due à la chimiothérapie


  • Dawn O'Shea
  • Univadis
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Des chercheurs ont découvert une méthode simple et peu onéreuse pour réduire la neuropathie périphérique due à la chimiothérapie (chemotherapy-induced peripheral neuropathy, CIPN) : l’activité physique.

L’étude, portant sur 314 patients cancéreux, a comparé les symptômes neuropathiques entre les patients qui n’avaient pas d’activité physique et ceux qui se sont prêtés à un programme spécial de six semaines associant marche à pied et entraînement léger contre résistance élastique à domicile. Le programme d’activité physique pour patients cancéreux EXCAP (Exercise for Cancer Patients) a permis de réduire de manière significative les symptômes neuropathiques, en particulier chez les patients âgés.

Les travaux ont été présentés lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (American Society of Clinical Oncology, ASCO) la semaine dernière, et cités dans la liste des études remarquables « Best in ASCO ».

L’étude a été menée à l’Université de Rochester (UR) de New York, où le programme EXCAP a initialement été conçu. L’université est devenue un poids lourd de la recherche sur « l’oncologie et l’activité physique ».

Selon Karen Mustian, professeure agrégée participant au Programme de contrôle du cancer et l’une des auteurs du programme EXCAP : « Quand nous avons commencé ce travail, il y a douze ans, un grand nombre de personnes affirmaient qu’il n’était pas sain pour la plupart des patients cancéreux de pratiquer une activité physique. À présent, nous savons que pratiquer une activité physique peut être sans danger si l’on s’y prend correctement, et que les patients en tirent des avantages mesurables. Mais faire davantage d’exercice n’est pas toujours recommandé dans le cas d’une chimiothérapie. Par conséquent, il est important de poursuivre notre travail pour trouver des moyens de personnaliser un programme d’activité physique afin d’aider chaque patient. »