L’activité physique ne réduit pas le risque de ménopause précoce


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Le niveau d’activité physique que pratique une femme n’est pas associé au risque de ménopause précoce, selon la plus vaste étude menée à ce jour à avoir examiné la question.

Jusqu’à présent, les résultats sur l’association entre l’activité physique et la ménopause s’étaient avérés contradictoires, certaines études ayant suggéré que les femmes qui sont très actives physiquement pourraient courir un risque plus faible de ménopause précoce (moins de 45 ans) tandis que d’autres avaient découvert des données probantes démontrant l’effet inverse.

Cette étude, publiée dans la revue Human Reproduction, a analysé les données de 107 275 femmes qui ont été suivies de manière prospective de 1989 à 2011. Elle n’a découvert aucune association entre l’activité physique pratiquée à un âge quelconque et la ménopause naturelle précoce.

Parmi la cohorte entière, 2 786 femmes ont présenté une ménopause précoce. Après une correction pour prendre en compte l’âge, le tabagisme et d’autres facteurs, aucune association n’a été observée entre l’activité physique à l’âge adulte et la ménopause précoce, même pour les femmes rapportant l’équivalent de quatre heures ou plus de course ou huit heures ou plus de marche rapide par semaine, par rapport aux femmes inactives sur le plan physique.

Ni l’activité physique d’intensité modérée ni l’activité physique d’intensité élevée durant l’adolescence et le début de l’âge adulte n’ont été associées au risque. La relation entre l’activité physique et la ménopause précoce n’a pas varié selon les groupes d’indice de masse corporelle (IMC) ou le statut tabagique.