L’activité physique influence-t-elle le risque de mortalité dans le cadre des cancers liés à l’alcool ?

  • Feng Y & al.
  • Int J Cancer
  • 14 mai 2020

  • Par Pavankumar Kamat
  • Résumés d'articles
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À retenir

  • La pratique régulière d’une activité physique hebdomadaire pourrait atténuer le risque de mortalité dans le cadre des cancers liés à l’alcool, chez les adultes qui consomment une quantité relativement importante d’alcool.

Pourquoi est-ce important ?

  • Une étude de 2018 publiée dans la revue The Lancet a suggéré qu’il n’existait pas de consommation d’alcool « sans danger », car même 1 verre par jour augmente le risque de cancer. 

Méthodologie

  • Une analyse a été réalisée à partir de données issues de 10 enquêtes de santé populationnelles britanniques (1994–2008), menées auprès d’adultes âgés de 30 ans et plus.
  • La consommation d’alcool a été catégorisée comme :
    • consommation conforme aux recommandations (moins de 14 unités/semaine chez la femme ; moins de 21 unités/semaine chez l’homme) ;
    • niveau de consommation dangereux (14–35 unités/semaine chez la femme ; 21–49 unités/semaine chez l’homme) ; et
    • niveau de consommation nocif (plus de 35 unités/semaine chez la femme ; plus de 49 unités/semaine chez l’homme).
  • Financement : aucun financement n’a été communiqué.

Principaux résultats

  • Dans un modèle entièrement corrigé, le risque de mortalité (rapport de risque [RR] ; IC à 95 %) pour les cancers liés à l’alcool était significativement plus élevé, comparativement aux personnes n’ayant jamais bu, chez :
    • les ex-buveurs : 1,46 (1,09–1,94) ;
    • les buveurs ayant une consommation dangereuse : 1,39 (1,06–1,83) ; et
    • les buveurs ayant une consommation nocive : 1,62 (1,13–2,30).
  • Cependant, les risques de mortalité sont devenus statistiquement non significatifs lorsque les individus dans chacun des groupes rapportaient une activité physique de plus de 7,5 équivalents métaboliques (Metabolic Equivalent of Task, MET)-heures/semaine. 

Limites

  • Sous-signalement possible de la consommation d’alcool par les buveurs excessifs et sursignalement possible de l’activité physique par les individus physiquement inactifs.