Jusqu’à 8 millions de décès annuels sont liés à des soins de santé de mauvaise qualité


  • Dawn O'Shea
  • Actualités Médicales
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Dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, entre 5,7 millions et 8,4 millions de décès annuels sont attribuables à des soins de santé de mauvaise qualité, ce qui équivaut à 10 à 15 % de l’ensemble des décès survenant dans ces pays, selon un nouveau rapport des Académies nationales des sciences, d’ingénierie et de médecine des États-Unis (US National Academies of Sciences, Engineering and Medicine).

Le rapport intitulé Franchir le gouffre mondial de la qualité : améliorer les soins de santé dans le monde (Crossing the Global Quality Chasm: Improving Health Care WorldWide) exhorte les ministères de la Santé du monde entier à faire des efforts urgents et de grande ampleur pour transformer la conception des soins de santé par le biais d’une réflexion au niveau des systèmes, en se concentrant sur les environnements d’adversité extrême, en acceptant les innovations émergentes et en luttant contre la corruption.

Les avancées récentes concernant le fardeau des maladies, des blessures et des incapacités, et l’engagement pris pour l’instauration d’une couverture sanitaire universelle sont insuffisants pour combler les disparités considérables qui subsistent entre ce qui est réalisable dans le domaine de la santé humaine et la situation dans laquelle se trouve actuellement la santé mondiale, mentionne le rapport.

Livrant ses commentaires sur le rapport, Sania Nishtar, co-présidente de la Commission indépendante de haut niveau sur les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), a fait la déclaration suivante : « Pour des milliards de personnes, la couverture sanitaire universelle sera une coquille vide, à moins que l’amélioration de la qualité devienne une priorité centrale au même titre que la couverture sanitaire universelle elle-même. »

« Accroître la qualité n’est pas un critère d’évaluation, mais un effort continu où tout le monde met la main à la pâte et qui nécessitera l’investissement, la responsabilité et la redevabilité de la part des dirigeants des systèmes de santé », a-t-elle indiqué.