JNLF : IRM : retour vers le futur

  • Dr Christian Geny

  • JIM Actualités des congrès
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L'arrivée de l'IRM représente certainement un des progrès le plus important en neurologie et a permis des avancées thérapeutiques et physiopathologiques majeures. Les cliniciens ont finalement réussi à se familiariser avec les séquences de bases, T1, T2, écho de gradient, FLAIR, qui ont été d'un grand apport dans l'exploration des pathologies tumorales, inflammatoires et, à un moindre degré,dégénératives. Les séquence de diffusion ou TOF, puis de perfusion ont permis d'augmenter les indications de revascularisation dans les accidents vasculaires cérébraux.

Les techniques d'évaluation des variations local de débit (IRM fonctionnelle) ont permis de préciser la fonction de nombreuses structures cérébrales mais aussi le fonctionnement de certains réseaux (resting state).

Mais tous ces progrès n'ont pas contenté les neuroradiologues puisque ceux-ci nous proposent encore de nouvelles séquences qui vont éclairer notre pratique.

Trois orateurs brillants ont majestueusement exposé au cours d'une session commune ces différentes avancées.

Au niveau matériel, les IRM 3 Tesla sont devenues un gold standard. Les progrès des logiciels permettent des temps d'exploration plus courts, une comparaison quantifiée des images au cours du suivi et une diminution des indications d'utilisation des produits de contraste. La constatation d'une accumulation asymptomatique de produits gadolinium dans les noyaux gris centraux avait, dans un premier temps, restreint le choix des produits de contraste, puis généré une réflexion sur la pertinence des injections.
La séquence black Hole qui soustrait le signal sanguin peut permettre de remplacer l'injection de produit de contraste dans l'exploration de certaines tumeurs. La séquence SWI est particulièrement prometteuse car elle permet de visualiser le contenu ferrique plus précisément que la séquence T2*. Les applications sont de plus en plus nombreuses. Elles sont très utiles dans le cas de lésions post traumatiques, troubles cognitifs, apraxie oculomotrice (AOA2), l'embolie graisseuse. Elles peuvent aider à la caractérisation de certaines tumeurs, lésions inflammatoires et de la radionécrose.
La séquence DIR est une séquence FLAIR améliorée qui annule le signal de la substance blanche permettant ainsi une meilleure identification des anomalies juxta corticales. Ce qui est utile dans le diagnostic différentiel de la leuco encéphalopathie multifocale progressive et de la sclérose en plaques.

La séquence PSIR peut aussi être très utile dans ce contexte en raison d'une précision anatomique accrue. Cette haute définition est notamment intéressante pour mettre en évidence des plaques médullaires.

La séquence 3DT2* visualise la veine centrale au sein d'un hypersignal périventriculaire, orientant fortement vers une SEP.

Ces différentes techniques peuvent être combinées au moment de l'examen permettant de diminuer la durée de l'examen « synthetic MR » et ainsi de sélectionner le protocole a posteriori. Toutefois, l'explosion de ces techniques nécessite une expertise en imagerie afin notamment d'éviter les interprétations abusives.