JNLF : Guide de survie pour les neurologues vasculaires

  • Dr Christian Geny

  • JIM Actualités des congrès
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Près de 10 % des accidents vasculaires cérébraux surviennent chez des patients sous anticoagulants. Cette situation est devenue problématique en raison de l'arrivée des anticoagulants directs (AOD), de la thrombectomie et de la thrombolyse IV. L'expérience accumulée par de nombreux centres et des réunions d'experts ont permis aux sociétés savantes de proposer des algorithmes pour tous les cliniciens qui doivent prendre rapidement des décisions au lit du malade. En effet, la survenue d'un AVC ischémique sous anticoagulants ne contre-indique pas la thrombolyse.

Commençons par le cas le plus simple. Si le patient est sous AVK, il faut contrôler l'INR. Si celui-ci est inférieur à 1,7, il n'y a pas d'obstacle à la thrombolyse. Sous AOD, il faut s'enquérir de la clairance de la créatinine et de la date de la dernière prise. Si cette clairance est supérieure à 50 et que la dernière prise d'AOD date de plus de 48 heures, la Société Française neurovasculaire considère que la thrombolyse est possible sans attendre le dosage des résultats spécifiques de la coagulation. Dans les autres cas, il faut vérifier que l'activité thrombine est
Quand faut-il faire une réversion (idarucizimab pour le dabigatran et andexanet alpha pour les AOD anti-Xa) ? Elle est recommandée pour le premier et discutée pour les seconds. Dans tous les cas, la suspicion d'un thrombus proximal justifiera l'admission en salle d'artériographie pour réalisation d'une thrombectomie mécanique.

En cas d'accident ischémique sous anticoagulants, quand peut-on reprendre les anticoagulants ? L'algorithme est relativement simple et la réponse à cette question dépend essentiellement du score NIHSS de sévérité de l'AVC. En cas d'AIT, reprise dès les 24h. Si le score neurologique NHISS
Cette communication (qui a aussi porté sur la stratégie face à un accident hémorragique) a fait l'objet d'un article argumenté paru dans la revue Pratique Neurologique qui sera très utile à tous les cliniciens confrontés à ces choix difficiles (1).