JNLF : Diagnostiquer précocement la maladie d’Alzheimer grâce à un tests simple ?

  • Dr Chloé Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte. L'accès à l'intégralité du contenu de ce site est reservé uniquement aux professionnels de santé disposant d'un compte.

Le ralentissement des temps de réaction simples (TRS) est documenté dans la maladie d'Alzheimer au stade de troubles neurocognitifs majeurs mais ceci demeure controversé au stade de TNC mineurs (TNCmin), considéré comme un stade précoce de maladie d'Alzheimer. Pour rappel, le temps de réaction est la durée qui sépare une stimulation d'une réponse (sans confondre réflexe totalement involontaire] de la réaction [acte volontaire]. Le temps mesuré est court mais variable et nous renseigne sur le parcours effectué par le message nerveux : perception du message, intégration, élaboration d'une réponse. Le temps de réaction simple est le temps entre un stimulus simple et une réaction attendue.

Pour approfondir cette question, Daniela Andriuta (Un. Amiens) a réalisé une revue de la littérature et conduit une méta-analyse en se basant sur des articles évaluant, dans le TNCmin, les TRS avec recueil des données d'âge et de niveau d'éducation. Sept études ont été sélectionnées comportant 327 patients (MMSE moyen à 26,4 pour un âge moyen de 68,2 ans) avec un TNCmin et 468 témoins sains (MMSE moyen de 28,4, âge moyen 72,3 ans). Il en ressort que le TRS moyen est significativement plus ralenti dans le groupe des TNCmin que dans le groupe témoins (p = 0,0217). L'origine de ce ralentissement (perceptivo-motrice ou attentionnelle) et son corrélat anatomique sont à déterminer notamment par des études évaluant la valeur de ce ralentissement pour identifier une maladie d'Alzheimer prodromale.