JNLF : Découverte fortuite d’une lésion cérébrovasculaire à l’IRM, on en fait quoi ?

  • Dr Chloé Vaneeren

  • JIM Actualités des congrès
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L'imagerie (et pas uniquement au niveau cérébral) est souvent l'occasion de découverte d'anomalies fortuites inattendues, sans rapport avec la plainte du patient. Leur histoire naturelle est mal connue, surtout lorsqu'il s'agit d'anomalies de type vasculaire, alors que leur découverte est de plus en plus fréquente du fait de progrès techniques : une IRM sur 37 en découvre (hors microbleeds, leucoaraïose ou infarctus silencieux). Cette découverte peut être utile ou délétère car elle peut entraîner des attitudes thérapeutiques inadaptées, et des conséquences psychologiques et sociales

Dans le domaine cérébral, il ne faut que 286 examens pour découvrir un anévrysme, 625 pour une malformation caverneuse et 2 000 pour une malformation artérioveineuse. Il en faut 1 667 pour découvrir une démyélinisation formelle, toutes ces anomalies étant d'autant plus fréquemment retrouvées que la personne est plus âgée, notamment pour ce qui concerne les infarctus silencieux.
Que faire en cas de découverte fortuite ?





microbleeds



Certaines conséquences oubliées


In fine, conclut Didier Leys (Lille), il ne faut pas raisonner devant un incidentalome sur la base de ce que l'on connaît des formes symptomatiques des anomalies découvertes. De plus, avant de demander une IRM, il faut se poser la question de savoir si l'on sera capable d'interpréter, et ne jamais perdre de vue les conséquences psychosociales de découvertes sans importance dans la plupart des cas. En bref, demander une IRM nécessite toujours réflexion sur sa pertinence et ses conséquences.